Le Paris-SG a sombré à domicile face au promu caennais (0-1), qui n'avait pas encore gagné à l'extérieur cette saison. Grâce aux revers de Sochaux et Metz, Paris reste 18e. Le Mans s'est hissé sur la 3e marche du podium en dominant Nancy (2-1). Même score pour Monaco - Nice, Lille - Marseille et Lorient - St-Etienne : 1-1.
Les Parisiens n'avancent plus. Ils ont pris quatre points en neuf matches à domicile.
On appelle ça toucher le fond... Le Paris-SG, qui court toujours après sa première victoire au Parc des princes cette saison en Ligue 1, n'est peut-être pas prêt d'y arriver. L'adversaire du soir, Caen, qui n'avait toujours pas remporté le moindre match hors de ses bases avant le coup d'envoi (19e bilan de l'élite à l'extérieur), pouvait avoir le profil idéal pour réconcilier les joueurs de la capitale avec leur public. Il n'en fut rien (0-1). Incapables d'inscrire le moindre but au promu normand, les hommes de Paul Le Guen, pourtant dominateurs, s'exposaient forcément à un contre. Il n'en fallait finalement pas tant. Ceara, en position de dernier défenseur, se mit dans la tête de dribbler son vis-à-vis, Florentin, qui profita alors... de la chute du Brésilien pour prendre tranquillement le ballon et s'en aller seul tromper Landreau (76e). C'était la première véritable occasion pour les visiteurs, et finalement la seule. Les Parisiens avaient eux pu vérifier la solidité du portier adverse, Vincent Planté, décisif sur une frappe de Luyindula (32e) ou sur un coup franc de Pauleta qui prenait le chemin de la lucarne (81e). Le Paris-SG, qui n'a pris que 5 points sur les 24 derniers possibles, présente désormais un parfait bilan de relégable. Le Parc a beau se mettre à gronder (les supporters avaient laissé les deux virages vides pendant le premier quart d'heure en signe de protestation), ça ne change pas grand-chose.
Heureusement pour eux, les deux équipes plus mal classées que les Parisiens n'avancent pas non plus. Metz, bon dernier, s'est également incliné à domicile (et devant des tribunes partiellement vides) face à une équipe d'Auxerre réaliste et enfin victorieuse à l'extérieur (0-1). L'unique but de la rencontre a été inscrit par Kahlenberg d'une frappe puissante du gauche (55e). Sochaux n'est pas mieux loti. Dominateur, le tenant de la Coupe de France a été sèchement battu (0-2) par une équipe de Lens plus qu'opportuniste qui a su marquer quand il le fallait grâce à Aruna (21e) et Monterrubio (59e). Auxerre (14e, 7 points en 3 matches) et Lens (12e, 5 matches sans revers dont 3 succès) poursuivent tranquillement leur redressement. Si Nancy fait bien partie des plus sérieux candidats au podium final, Le Mans aura peut-être aussi son mot à dire. Menés au score dès la 9e minute, les Sarthois ont su renverser la vapeur pour infliger aux Lorrains leur première défaite depuis le 15 septembre (2-1). Les hommes de Pablo Correa, mieux entrés dans la partie, ont logiquement ouvert la marque sur un penalty de Gavanon. Bien en place, les Nancéiens, privés de Chrétien et Hadji, se sont ensuite contentés de défendre leur acquis. Peut-être trop. Le Mans a pris le contrôle du ballon et marqué deux fois par Yebda (59e) et l'impressionnant Gervinho (79e). Le MUC grimpe au moins provisoirement sur la 3e marche du podium. Nancy reste deuxième.
MARSEILLE s'accroche à LILLE mais perd deux places
Marseille a eu beau s'accrocher à Lille (1-1), il n'en réalise pas moins l'une des mauvaises opérations de la soirée. Les Olympiens perdent deux rangs et se retrouvent seizièmes avec deux points d'avance sur le premier relégable... le Paris-SG. Tout s'est joué en cinq petites minutes. Le LOSC, à l'aise en contre, a d'abord ouvert la marque par Patrick Kluivert, parti seul au but sur un service parfait d'Obraniak (27e), avant que Mamadou Niang, opportuniste, n'égalise quelques minutes plus tard (32e). Malgré de nombreuses occasions de part et d'autre, le score, qui n'arrange personne, en est resté là. Monaco pensait bien remporter face à Nice (1-1) son troisième succès en quatre matches quand Jan Koller a ouvert la marque, de la tête, pour l'ASM. On jouait alors la 86e minute. C'était sans compter sur une équipe niçoise décidée à ne rien lâcher. Auteur d'un ciseau magnifique à l'entrée de la surface dans le temps additionnel, Lilian Laslandes a remis les équipes dos à dos et permis aux siens de s'accrocher à leur jolie 5e place. Monaco, 7e, est à deux points. Saint-Etienne, accroché à Lorient (1-1), n'est pas non plus parvenu à recoller aux équipes de tête. Alors qu'ils menaient au score grâce à un but somptueux de Gomis, d'une frappe puissante (58e), les Verts ont été repris sur un but au moins aussi spectaculaire de Saïfi (75e).
LYON tient son rang
Dernier à entrer en lice en ce dimanche requinquant, comme une star qu'il est devenu, Lyon a tenu son rang face à Strasbourg (5-0). Il n'aura finalement fallu que treize petites minutes aux Rhodaniens pour faire honneur au feu d'artifice de l'après-midi. La démonstration est parfaite. Juninho, côté droit, sert Govou d'une subtile aile de pigeon. L'international français décale alors Karim Benzema aux abords de la surface. Tout en toucher, celui-ci ouvre pour Källström qui trompe Cassard d'une petite pichenette bien sentie. Le but est superbe, certainement l'un des plus aboutis de la saison collectivement. La soirée s'annonce pénible pour le promu strasbourgeois, qui n'a plus gagné ici depuis... le 24 août 1979. Surtout que Juninho retrouve son adresse sur coup franc six minutes plus tard (2-0, 19e). Le capitaine brésilien a d'ailleurs marqué lors des quatre derniers matches de l'OL en L1. Sans démériter, les Alsaciens se retrouvent dos au mur mais refusent pourtant de fermer le jeu. Tant mieux pour le spectacle. Les deux équipes se rendent coup pour coup. Mouloungui, de la tête, trouve d'abord la barre transversale de Vercoutre (30e). Juste derrière, Juninho, encore sur coup franc, voit Cassard dévier sa frappe enroulée sur le poteau (32e). Bien sûr, les Strasbourgeois peuvent se plaindre d'un arbitrage peu clément avec eux (un penalty évident non sifflé, deux hors jeux litigieux alors que le joueur filait au but). Mais l'avantage des Rhodaniens à la pause n'est pas usurpé. L'OL reprend sa marche en avant dès le retour des vestiaires. Juninho, encore lui, trouve encore la barre, toujours sur coup franc (62e). Vercoutre, le gardien lyonnais, tient à se mettre à la hauteur de la soirée et sort de façon magistrale un missile de Johansen qui prenait le chemin de la lucarne. L'un des plus beaux arrêts de la saison, à coup sûr. Lyon appuie alors sur l'accélérateur et corse assez lourdement l'addition grâce à Benzema (65e), Clerc (77e), pour son premier but en Ligue 1, et Källström, sur penalty (81e). Très joueur et parfois brillant, Strasbourg, désormais 13e, ne méritait pas ça. Lyon, en revanche, profite du revers de Nancy pour prendre ses aises et filer tranquillement vers son septième titre.
BORDEAUX se fait des frayeurs
Pour son 2000e match parmi l'élite, Bordeaux avait à coeur de laver, face à Toulouse, l'affront né de son lourd revers à Caen, samedi dernier (0-5). Mission accomplie, finalement. Mais que ce fut difficile... Alors qu'ils semblaient avoir plié le match à la pause (3-0), les Girondins ont vu les Toulousains recoller au score sur les ailes d'un Johan Elmander inarrêtable. Mais Bordeaux a forcé la décision sur un coup franc étrange du jeune Ducasse à trois minutes du coup de sifflet final. Face à une équipe toulousaine d'abord à la dérive, les Girondins, privés de Chalmé, Planus ou encore Jemmali, n'ont pas vraiment eu le temps de cogiter. Un coup franc direct de Wendel des 30 mètres (7e), une tête de Diarra sur corner (38e), puis une splendide volée du gauche du même Wendel (32), et le match semblait plié à la demi-heure de jeu. Le TFC, qui n'avait pas à rougir dans le jeu, payait au prix fort son attentisme sur coup de pied arrêté. Mais les protégés d'Elie Baup, qui avaient la tête sous l'eau après une série interminable de résultats négatifs, décidaient de prendre le taureau par les cornes au retour des vestiaires. En l'absence de nombreux cadres (Cetto, Paulo Cesar, Mathieu, Congré...), le réveil allait une nouvelle fois venir de Johan Elmander, auteur d'un triplé en treize petites minutes, comme en fin de saison dernière, quand le TFC avait arraché la C1 aux Girondins (3-1). D'abord buteur sur un penalty il est vrai discutable accordé aux siens (63e), le géant suédois allait ensuite remettre les siens dans le match en ajoutant deux nouveaux buts. Sur un caviar de Mansaré (72e), puis sur une tête bien inspirée (76e). Toulouse tenait peut-être son match référence, celui du réveil. Il n'en fut rien. L'expulsion de Dieuze (83e), fleurait bon la fin de match piège. Sur un coup franc excentré et lointain que personne n'allait toucher, le jeune Ducasse offrait finalement les trois points aux siens, synonymes de troisième place à trois points de Nancy. Toulouse, malgré sa belle réaction d'orgueil, végète à la 17e place.
Valenciennes enfonce Rennes
Autre équipe mal en point, Rennes n'a pas fait le poids à Valenciennes, décidément intraitable à domicile (3-0). Les Bretons, qui restent sur un nul et sept défaites lors de leurs huit derniers matches, toutes compétitions confondues, en sont surtout à quatre revers consécutifs sans inscrire le moindre but en Ligue 1 (1 seul but sur les 8 matches). Valenciennes, qui présente le deuxième meilleur bilan de l'élite à domicile (6 victoires, 2 nuls en 8 matches), en a profité. Les hommes de Kombouaré ont ouvert la marque sur leur toute première occasion grâce à un coup franc direct de Savidan (12e). Celle-ci allait d'ailleurs être la seule digne de ce nom en première période. Réduit à dix à l'heure de jeu après l'expulsion de John Mensah, Rennes, sans abdiquer, allait toutefois s'exposer aux assauts valenciennois. Sur l'un d'eux, Pujol, opportuniste, allait offrir de près le break aux siens (2-0, 65e). Il signait même le doublé dix minutes plus tard sur un but copie conforme du premier (3-0, 75e). La messe était dite. Rennes, volontaire mais trop approximatif, poursuit sa chute libre et pointe désormais au 7e rang. Valenciennes est 5e, à trois points du podium.
Bon ben vous avez plus qu'à débattre sur la nouvelle défaite de Paris SG, la nouvelle victoire de Lyon, le redressement progressif de Marseille et le coulage de Metz (20e), Sochaux(19e) et Toulouse (17e)
Voici le classement complet:
Equipe Pts J. G. N. P. p. c. Diff.
1 Lyon 37 16 12 1 3 37 14 23
2 Nancy 31 15 9 4 2 23 9 14
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3 Bordeaux 28 16 8 4 4 23 20 3
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4 Le Mans 26 16 8 2 6 23 24 -1
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5 Valenciennes 25 16 7 4 5 20 16 4
6 Nice 24 16 6 6 4 17 13 4
7 Rennes 24 16 7 3 6 17 18 -1
8 Monaco 22 16 6 4 6 20 16 4
9 Saint-Etienne 22 16 6 4 6 18 16 2
10 Caen 22 16 6 4 6 18 18 0
11 Lens 20 16 5 5 6 15 16 -1
12 Lorient 20 16 4 8 4 16 18 -2
13 Strasbourg 20 16 5 5 6 15 18 -3
14 Auxerre 20 16 6 2 8 16 22 -6
15 Lille 18 16 3 9 4 15 17 -2
16 Marseille 18 16 4 6 6 15 18 -3
17 Toulouse 17 15 4 5 6 15 19 -4
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18 Paris-SG 16 16 3 7 6 13 18 -5
19 Sochaux 13 16 2 7 7 12 21 -9
20 Metz 7 16 1 4 11 8 25 -17